Anthologie des citations internationales

Romain Gary

Nationalité:
Française
Naissance: 
8 mai 1914 à Vilnius (Lituanie)
Décès: 
2 décembre 1980 à Paris

Roman Kacew (russe : Кацев, Yiddish: קצב), dit Romain Gary, est un romancier français originaire de Pologne septentrionale, unique double lauréat du Prix Goncourt.

Naturalisé Français en 1935, il est appelé au service militaire pour servir dans l'aviation, où il est incorporé en 1938. En 1940, il rejoint la France libre, où il sert dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL) et plus particulièrement au sein du Groupe de bombardement Lorraine. C'est durant cette période que Romain Kacew choisit le nom de guerre de Gary (signifiant brûle ! en russe) qui deviendra son pseudonyme. Il termine la guerre comme capitaine de réserve et il est nommé Compagnon de la Libération.

Après la fin des hostilités, il entame une carrière de diplomate au service de la France. À ce titre, il séjourne en Bulgarie, en Suisse, à New York (à la Mission permanente de la France auprès des Nations unies, 1952-54), en Bolivie, puis en qualité de consul général de France à Los Angeles de 1957 à 19606, date à laquelle il se met en congé du ministère des Affaires étrangères.
Il fut l'époux de la femme de lettres britannique Lesley Blanch et de l'actrice américaine Jean Seberg ; il divorça des deux. Il eut un fils avec Jean Seberg : Alexandre Diego Gary, né en 1963.

Après sa disparition, on apprit que, sous le pseudonyme d'Émile Ajar, il était également l'auteur de quatre romans dont la paternité avait été attribuée à un proche parent, Paul Pavlowitch, lequel avait assumé le rôle d'Ajar auprès de la presse et de l'opinion publique.
Romain Gary est ainsi le seul écrivain à avoir jamais été, par volonté de mystification ambiguë (Gary et Ajar signifient respectivement brûle ! et la braise en russe ; des phrases de l'un sont dans l'autre), récompensé deux fois par le Prix Goncourt, la première fois sous son pseudonyme courant, pour Les Racines du ciel, en 1956 et la seconde fois sous le pseudonyme d'Émile Ajar, pour La Vie devant soi, en 1975.
La dédoublante mystification Ajar/Gary ne serait pas passée inaperçue de tous. Dans son roman autobiographique Le Père adopté, Didier Van Cauwelaert rapporte qu'une étudiante de la Faculté de lettres de Nice, qu'il nomme Hélène, aurait préparé, deux ans avant la révélation publique, un mémoire soutenant, au grand désarroi de ses professeurs, que Gary et Ajar étaient une seule et même personne.
Ajoutons qu'Ajar et Gary ne furent pas ses seuls pseudonymes puisqu'il est aussi l'auteur d'un polar politique, sous le nom de Shatan Bogat Les Têtes de Stéphanie, et d'une allégorie satirique signée Fosco Sinibaldi (les lettres s, i et n masquant les g, a et r de Gar-ibaldi) L'Homme à la colombe.

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http://www.ina.fr/video/I05052876/romain-gary-a-propos-de-son-roman-des-...